28/10/2017

18/10/2017

Surprise


La vie offre des surprises et j'ai envie de vous partager celle qu'elle m'a faite aujourd'hui :

J'ai découvert un frère jumeau.

Un frère jumeau qui écrit à propos des livres qu'il lit. (Et qu'il achète, probablement, lui ― alors que pour moi les mots ne valent rien, les mots n'ont pas de prix.)

Personnellement, je ne m'exprime pas sur le peu de livres que je lis. (Même les frères jumeaux sont différents, s'il en fallait encore une preuve.)

J'ai découvert ses mots par hasard sur Amazon. J'ai lu une de ses « évaluations » puis une autre puis quasi toutes. J'ai d'abord pensé que je menais une existence parallèle sur Amazon, une existence que je me serais caché à moi-même, tant ce qu'il exprime est ce que je ressens en moi.

Puis je me suis fait une raison : il y a bien un autre Cédric, s'exprimant sur internet et qui pense de l'essentiel ce que j'en pense.

Je me suis moi-même intéressé à la plupart des livres qu'il critique, en tout cas à leurs auteurs, mais c'est surtout ses analyses qui résonnent en moi comme si c'est moi qui m'exprimais, il est des phrases qu'il a écrites que je pourrais faire miennes à la virgule près.

Vous pourriez le constater par vous-même si l'envie vous prend de cliquer sur ce lien où on peut le lire :



C'est une belle surprise, comme si la vie me faisait un clin d’œil et qu'elle me disait : « Tu n'es pas tout seul. »

Ce serait amusant que ce Cédric puisse à son tour découvrir mon blog et lire quelques lignes de ce que j'y écris, peut-être reconnaîtrait-il en moi son jumeau, peut-être pas ?

Si quelqu'un connaît un moyen pour éventuellement entrer en contact avec lui, je suis preneur.

-----------------------------------------------------

Ajout du 8/11/2017 :

Quelques jours après avoir écrit ce texte intitulé « surprise », j'ai entamé une correspondance avec cet autre Cédric. Assez soutenue pendant une dizaine de jours, ça faisait des étincelles, pour finir par un dialogue de sourds. J'ai cru au départ avoir découvert un frère jumeau, il s'agit en réalité d'un frère être humain comme j'en ai plus de sept milliards cinq cents millions d'autres.

Je lui ai envoyé un dernier mail hier (probablement mes derniers mots pour lui), je vous le partage pour que vous puissiez vous faire une idée de ce qui nous sépare lui et moi :


« Salut Cédric,


Je crois avoir compris l'une de nos différences fondamentales :


Tu penses qu'il y a quelque chose à accomplir dans la vie, par la vie, qu'un être humain peut s'accomplir, se vivre absolument, d'où l'idée qui revient souvent dans tes critiques sur Amazon que certains êtres humains ont vécu quand d'autres, selon toi, n'ont pas vécu. Et tu leur donnes alors (à ces écrivains ou artistes ou penseurs ou poètes qui ont « vécu ») un bon point.

Or je pense qu'à chaque instant chaque être humain est parfaitement accompli.

Et ça commence dès la naissance : regarde un bébé, il est parfaitement accompli, il ne lui manque rien, absolument rien, la vie s'exprime et se vit parfaitement en lui, par lui. Et cet accomplissement se poursuit à chaque instant pour chaque vie.


J'avais envie de te faire simplement part de cette différence fondamentale dans notre vision et conscience de la vie humaine (mais est-ce vraiment ce que tu penses au fond de toi, je n'en sais rien, tu n'écris peut-être pas toujours ce que tu penses et c'est ta liberté).

Ce que j'écris là n'est ni à « prendre » ni à « laisser ». ;-) C'est simplement ce que je pense. Je ne veux pas que tu penses comme moi et jamais je ne chercherai à penser comme toi. Quand je lis ce que tu écris (que ce soit à moi personnellement ou plus généralement sur internet) je pense « Cédric d'Amazon pense ceci », tu es la voix d'UN être humain, je ne te considère pas comme la voix de LA vérité, ou une voix qu'il me faut absolument écouter ou comprendre, la seule et unique qu'il me faut absolument écouter et comprendre c'est la mienne.

S'il est bien une chose que j'ai appréciée dans nos échanges, c'est la franchise, et c'est cet amour de la franchise que j'ai décelé dès le début en toi qui m'a donné envie de t'écrire la première fois et de te réécrire à l'instant.

Réponds à ce mail si tu as envie, n'y réponds pas dans le cas contraire, mais observe bien que je ne t'y pose absolument aucune question.



Du bien à toi.



Cédric.

15/10/2017

Courrier électronique.



Un lecteur m'a envoyé un mail. J'ai envie de publier ici la réponse que je lui ai faite :




Je ne me fie qu'à ce que j'expérimente, je parle depuis ce que je vis. Les « croyances » d'après ce que je mets dans ce mot, renvoient à l'extérieur. C'est se fier à ce que quelqu'un d'autre pense ou raconte avoir vécu. Dans ce sens, je n'ai pas de croyances.

Mais évidemment si on élargit le mot « croyance » à d'autres acceptions, alors oui, je crois par exemple que la vérité ne réside qu'en soi ou que la vie existe ailleurs dans l'univers. Si c'est selon vous une croyance, alors oui j'en ai, personnellement j'appelle plutôt cela des pensées.

En tout cas, je ne tente de convaincre personne, ni d'une manière ni d'une autre, je dis simplement : voici ce que j'écris, voici ce que je pense mais ne le croyez pas, voyez par vous-même, ne faites pas de ce que j'écris une croyance.

Chacun doit découvrir la vérité par lui-même.

Mais ne serait-ce que cette dernière phrase, il ne faut pas la croire, si vous pensez que vous ne pouvez pas découvrir la vérité par vous-même, si vous pensez qu'il vous faut quelqu'un pour vous aider, un maître, un gourou ou je ne sais quel philosophe, alors très bien, je n'essaierai jamais de vous convaincre du contraire, je vous dirai simplement : bonne chance.

Oui, je suis fait de mille choses qui m'ont nourri, qui ont construit mon mental, ma personnalité, mon esprit, etc. ; j'en suis bien conscient. Je dis simplement que la vérité est dans la remise en question totale : débusquer la moindre croyance qu'on m'a mise dans la tête ou que je me suis fourré dans la tête influencé par je ne sais quoi, et la remettre en cause.

Est-ce à vos yeux prétentieux ? très bien. Ce qu'on pense de moi, de ma démarche, de mes mots, de ce que j'écris, ne me touche pas, n'a pas d'influence sur moi. Le mot « prétentieux » n'est présent que dans votre cerveau, il ne va pas entrer dans le mien.

Vous vous doutez bien que si je me mets à penser ce que quelqu'un d'autre pense, quel qu'il soit, je ne fais que me remplir de la pensée d'autrui, et je ne vois là aucun intérêt.

Vous avez parfaitement raison quand vous dites : « Il ne suffit pas de se décréter libre de croyances, et indépendant de tout et de tous, pour l'être réellement. » mais décréter le contraire, c'est-à-dire prétendre qu'on ne peut être libre des croyances des autres, ne va certainement pas permettre de se libérer de ces croyances, au contraire.

Je dis que je fonctionne dans une remise en question totale de tout ce qu'on peut me dire et de tout ce qui est écrit dans les livres, quels qu'ils soient. Mais évidemment, ne voyez là qu'une posture si c'est ce que vous voyez, je ne veux pas que vous me croyiez sur parole, c'est parfait que vous doutiez de tout ce que je peux exprimer, c'est la seule voie selon moi : regarder en soi et douter de tout ce qui vient des autres.

La vérité est inébranlable, inattaquable, elle ne bouge pas d'un poil, vous le saurez, vous le sentirez quand vous êtes en présence de la vérité.

Mes mots n'ont pas d'importance en effet, je le maintiens. Je les écris publiquement pour qu'ils donnent éventuellement à qui veut un peu « matière à penser ». Mais il existe suffisamment de mots dans le monde, suffisamment de livres, suffisamment de « matière à pensée », personne n'a réellement besoin de mes mots. Il en existe déjà bien assez et dans toutes les langues. Je ne prétends pas en ajouter d'importants, ni d'indispensables.

Je le répète, c'est avant-tout par plaisir personnel que j'exprime ici mes pensées.



06/10/2017

Pourquoi écris-je ?

Je ne désire aider personne dans la quête de la vérité. Tout a déjà été écrit. Cela fait des milliers d'années que l'être humain pense et transmet, oralement et par écrit. Il existe des centaines de traditions, d'écoles de pensée à travers le monde et les âges.

Je n'ai aucune envie de créer une méthode de plus, un chemin de plus, une doctrine de plus, il existe déjà beaucoup trop de mots.

Je me suis débrouillé seul avec ce qui existe, chacun peut donc se débrouiller seul, personne n'a besoin de moi.

Je n'écris pas pour aider les autres à y voir plus clair, car on ne peut y voir clair qu'avec ses propres yeux et les mots des autres brouillent la vue.

Je n'invite personne à faire quoi que ce soit, je n'ai aucun conseil à donner.

La vérité ne sera jamais dans les mots ou les conseils des autres, la vérité est soi-même, la vérité est la vie vécue, les mots sont du divertissement.

Mais pourquoi est-ce que j'écris alors ?

J'écris pour le plaisir d'exprimer ma pensée.

Et la seule raison valable à mes yeux pour laquelle quelqu'un pourrait s'intéresser aux mots que j'exprime, c'est l'éventuel plaisir qu'il aurait à les lire, tout comme j'ai pris et prends encore parfois plaisir à lire certains mots sortis d'autres cerveaux.

Si vous ne prenez aucun plaisir à lire ces mots, cessez tout de suite, faites autre chose, ils n'ont pas besoin de vos yeux.

Si vous attendez de moi la vérité, passez votre chemin et dirigez-vous plutôt vers l'un des milliers d’enseignants spirituels, gourous et autres maîtres ès vérité disponibles sur internet, sur papier ou en chair et en os. Je n'en serai jamais un de plus, je leur laisse leur part de marché.

Exprimer ce que je pense est un plaisir aussi simple que celui de manger une pomme ou de boire un verre d'eau. C'est un plaisir physiologique.

Alors à bientôt pour d'autres mots ou à jamais, c'est vous qui voyez.


29/09/2017

De l'absurdité de l'enseignement spirituel.


Je passerai sur le business de la spiritualité, chacun est libre de demander de l'argent pour des mots, une prestation ou une présence, et chacun est libre de dépenser son argent comme il l'entend.

Un « satsang » n'est rien d'autre qu'un spectacle, un divertissement, et si l'acteur sur la scène, sur sa chaise ou sur son trône, désire être payé pour sa représentation, très bien, ça n'est pas plus absurde de le payer lui, que de payer sa place au théâtre ou au cinéma.

Que les gens donnent leur argent à leur enseignant spirituel, à leur coach en développement personnel, à leur église ou à leur psychanalyste, c'est du pareil au même et ça ne m'importe pas.

Personnellement, je n'ai jamais payé qui que ce soit pour l'écouter parler et n'achète plus de livres depuis plus de dix ans. Internet et en particulier Youtube offre à voir et entendre une kyrielle de penseurs, d'enseignants spirituels, de gourous, de spécialistes en non-dualité, de témoignages d'éveil, de libération, de toutes traditions et courants de pensée, le tout gratuitement.

J'en viens donc directement au cœur de mon sujet, à savoir : l'absurdité fondamentale qu'est celle d'attendre la vérité des mots de quelqu'un d'autre.

C'est très simple : soit ce que vous entendez sortir de la bouche de quelqu'un est vrai et ressenti par vous comme vrai, et donc vous le saviez déjà , car cette sensation de vérité ne vient que par le fait qu'elle était déjà présente en vous, soit ce que vous entendez ne résonne pas ou sonne faux et alors deux solutions s'offrent à vous : croire ou vérifier.

Si vous vous mettez à croire ce qui sort de la bouche de quelqu'un ( soit parce que vous y avez été conditionné depuis l'enfance, soit parce que c'est une figure d'autorité, soit parce que « tout le monde autour de moi boit ses paroles donc moi aussi je dois boire ses paroles », etc.) si, donc, vous le croyez, vous créez des croyances, vous êtes dans la croyance, vous avez renoncé à réfléchir par vous-même et vous n'êtes ni plus ni moins qu'un adepte d'une religion.

Deuxième solution : vous vérifiez ce qui est dit pour l'intégrer si vous voyez par vous-même que c'est vrai ou pour le rejeter si vous voyez que c'est faux ou invérifiable. Et à mon sens, c'est évidemment la seule bonne solution : vérifier et éventuellement rejeter absolument, totalement et sans la moindre concession tout ce qui n'est pas ressenti, jugé et vécu comme étant vrai.

Voyez-vous maintenant pourquoi il est absurde d'attendre d'autrui la vérité ?

La vérité ne viendra jamais d'ailleurs, elle ne peut venir que de vous-même.

Évidemment, ça peut être amusant, intéressant ou éclairant d'écouter ce que les autres ont à dire. Moi-même j'ai passé beaucoup de temps à écouter, à entendre, à examiner la pensée d'autrui, par curiosité, par désir de savoir comment l'autre voit le monde, comment il le comprend, etc.

Je n'écris pas ce texte pour dire qu'il ne faut s'intéresser à personne ou n'écouter l'histoire et les histoires de personne, au contraire : être ouvert, attentif, oui, mais pas crédule ou influençable.

Voyez par exemple la mode de la « non-dualité », le néo-advaïta, ici en occident, un grand nombre d' « élèves spirituels » qui sont partis en Inde écouter des penseurs indiens, et qui sont revenus en occident pour à leur tour parler comme on leur a parlé et devenir enseignants ou « passeurs » de toute cette tradition et modeler leurs élèves pour qu'ils deviennent à leur tour enseignants. Ce n'est qu'un mouvement parmi un tas d'autres. Les bons élèves deviendront les enseignants de demain. Et c'est ainsi que les traditions perdurent depuis l'aube de l'humanité.

Mais l'essentiel n'est-il pas : qu'est-ce qui est vrai ?

Prenons ce concept de l' « éveil », vous écoutez ou lisez des dizaines voire centaines de témoignages sur l'éveil ou l'illumination qu'ont vécu ces dizaines voire centaines d'êtres humains, mais ce ne seront jamais que des mots. Vous pensez « ah ça fait envie, moi aussi je veux connaître ça, moi aussi je veux vivre dans l'amour absolu et total et ne plus être pris dans les chaînes de l'ego », très bien, ça ne fait qu'une pensée de plus en vous. Mais qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est vécu par vous, en vous, vraiment ?

Les histoires des autres ne vous donneront jamais la vérité. Vous voulez vivre ce que quelqu'un d'autre a vécu ? Vous ne serez jamais qu'un imitateur, un mouton de plus.

Aucun mot de qui que ce soit ne sera jamais plus vrai, plus riche, plus intéressant, que ce qui est vécu là maintenant par vous. L'expérience d'exister dépassera toujours et pour toujours tous les mots, d'où qu'ils viennent.

Les mots ne sont rien en rapport à votre sensation personnelle d'exister.

Le mot « éveil » n'est qu'une blague. Ressentez ce que vous êtes et vous verrez qu'aucun mot ne fait le poids.

27/09/2017

Pourquoi ?

Parce que personne ne me dictera jamais ce qu'est la vie ni ce qu'il faut penser d'elle ni ce qu'il faut vivre.

Parce qu'aucun mot, quelle que soit la tradition à laquelle il est rattaché, ne conditionnera jamais ma pensée.

Parce que toutes les vérités issues d'autres êtres humains, d'où qu'ils viennent, morts ou vivants, sont à remettre en question.

Parce que les vérités, c'est à soi de les découvrir.

Et parce que je veux partager mes découvertes, je crée cet espace et j'y écris.